Hetalia World Academy

«  Il n'y a point de génie sans un grain de folie. »
 
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 How to learn to your dragon to shut the hell up. [ft. Monaco]

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MessageSujet: How to learn to your dragon to shut the hell up. [ft. Monaco]   Mer 19 Aoû - 8:53

Un courant d'air vint balayer la chevelure aux reflets rouquins de Wales, lui causant de se tourner vers ses arrières pour la troisième fois. Le gallois, immobile, attendit patiemment que ses yeux verts avertis puissent parvenir à lui confirmer, non sans mal, qu'il était bien seul dans les couloirs obscurs de l'académie.
Après avoir jeté un dernier coup d'œil, il continua sa route, bifurquant à droite pour monter les escaliers, le pas le plus léger possible, et se remémora du mieux qu'il put le chemin que lui avait montré Turkey...
Il vit avec soulagement qu'il ne s'était pas trompé lorsqu'il arriva enfin face à la porte menant au toit de l'établissement. Il porta une main vers la poignée de la porte, et l'ouvrit...Ah non. Apparemment, ladite porte souhaita se la jouer prude, et ne voulut pas se dévoiler face au Gallois. Gallois qui poussa un beau grognement en voyant cette résistance.
- Aller, laisse-toi faire...
Tout en se disant que cette phrase n'était pas vraiment la plus appropriée pour une telle situation, il posa ses trois imposants grimoires à ses pieds, et se mit à réfléchir à une façon d'ouvrir cette fichue porte...Pour finir par la bonne vieille technique du coup de pied à la SWAT. Et, à sa plus grande surprise- et pas une des moins agréables -la gardienne de bois céda. Hm !
Il reprit ses livres avec un petit bruit de satisfaction, et s'engouffra dans l'entrée désormais béante devant lui, sans prendre soin de refermer la porte. De toute façon, il devait être aux alentours de minuit, donc bon, il n'y avait pas vraiment foule dans l'académie à ce moment-là, et surtout sur le toit.
Laissant la légère brise nocturne caresser de nouveau ses cheveux, Cymru observa le toit...Il semblait vide, parfait. Le jeune homme s'avança jusqu'au centre de la surface déserte, et porta une main à sa bouche en soufflant, faisant retentir un long sifflement strident. Cela devrait suffire, comme signal...
Comme pour confirmer ses pensées, une masse rouge apparut aussitôt dans les airs, descendant vers lui en piquée. Nullement effrayé par cette silhouette cauchemardesque qu'était celle de son dragon Llwch Llawwyanawc, il laissa la créature atterrir sur le toit comme si de rien n'était.
Wales s'approcha du dragon, et le flatta doucement sur une patte avant en le saluant, ce à quoi Llawy', de son p'tit nom, répondit par un bâillement las. Cet acte eut le don d'agacer Wales, qui poussa un soupir irrité. Enfin, les dragons n'étaient pas connus pour leur bon caractère...Il décida de ne pas faire état du comportement du gros lézard, du moins pour l'instant, et posa ses grimoires. Il lui demanda :
-Tu t'es bien préparé, pour ce soir ? Tu as amené de quoi faire ?
Le saurien aux ailes de chauve-souris acquiesça, et tendit une de ses pattes avant griffues, l'ouvrant pour lui dévoiler sa trouvaille : deux beaux bouquets de Blodau y Menyn et de Llisyau Tallesin, plus communément appelés boutons d'or et véronique des ruisseaux. Si ces plantes étaient trouvables quasiment partout, il avait quand même souhaité que celles-ci viennent de chez lui, et avait dû aller demander service au dragon pour lui demander de lui en rapporter des biens fraîches.
Evidemment, les négociations furent longues et difficiles, mais il parvint à le convaincre...A une seule condition. Celle de revoir la jeune fille de l'île. Et encore, là, c'était soft, parce que selon les mots de Llawy', c'était quelque chose d'autrement plus...Décoré...
Il se saisit des fleurs avec un sourire en guise de remerciement. Au moins, grâce à lui, et surtout grâce aux fleurs, il pourrait retrouver confiance en lui par rapport aux futurs journées de cours qui viennent...Si il parvenait à réussir ce sort. Et pour ça, en plus de ces plantes aux propriétés magiques, il fallait du feu de dragon.
Il leva ses yeux vers Llwch Llawwyanawc, un sourire en coin traçant progressivement sa route sur ses lèvres.
Il s'apprêtait à lui demander de se préparer pour les flammes, mais la bête l'interrompit d'un jet de fumée qui atterrit tout droit dans le visage de l'étudiant. Pris par surprise, Wales toussota, et secoua la main tenant les fleurs devant lui pour écarter le petit nuage gris et nauséabond qui l'aveugla un instant.
La fumée étouffante dissipée, Cymru poussa un nouveau soupir, cette fois bien plus lourd de ressentiments. Il lui demanda d'une voix presque rageuse :
- Quoi ? Qu'est-ce qui ne va pas ?!
Il écoute la réponse du dragon...Et mince. Lui qui pensait être sorti d'affaires. Apparemment, c'était bien loin d'être le cas.
Il tappa du pied, perdant rapidement patience :
-Mais qu'est-ce que tu as, avec elle, en fait ?! En plus elle est couple, ta « super mega caliente bonnasse de meuf » ! Enfin, elle est sur le point de l'être ! Alors tu me feras le plaisir de ne plus parler d'elle comme ça, sinon je vais finir par avoir de gros problèmes, comme avec toutes celles que t'as dragué !
Evidemment, Llawy' n'en démordit pas. Une lueur dans ses yeux d'or, il lui dit avec assurance qu'il n'hésiterait pas à s'occuper du prétendant de la jeune fille. Après tout, les demoiselles en détresse, c'est qui qui les enlève ?
….A ces paroles, il sentit son fameux tic nerveux à l'oeil droit lui venir :
-Qu-quoi ?! L'enlever et bouffer son futur copain ?! Non mais t'es malade, je vais finir par terminer au commissariat à cause de toi ! Tu toucheras pas à un cheveux de Grèce, il t'as rien demandé !...Et pour l'amour de Pimprenelle, arrête de dire des trucs dégeus sur elle. Je m'en fiche, de la couleur de ses sous-vêtements. Tu es vraiment ignoble.
Tout en s'efforçant d'ignorer les autres débilités perverses de son dragon, il continua de regarder autour de lui, surtout vers la porte.  Entre l'atterrissage de Llwch Llawwyanawc, et la discussion haute en couleur qu'ils étaient loin de tenir d'une voix à peine audible, le risque de se faire repérer avait eu de quoi devenir bien plus élevé...
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MessageSujet: Re: How to learn to your dragon to shut the hell up. [ft. Monaco]   Mer 19 Aoû - 13:38

Ce qui au départ semblait être une nuit tout à fait comme les autres, où Monaco s’endormirait dans un sommeil tranquille sans rêve, devint très vite une soirée bien moins paisible. La jeune fille s’agitait dans son lit, car pour la première fois depuis longtemps, ses songes étaient assaillit d’un cauchemar qu’elle aurait bien aimé ne pas avoir. Cette île où ils avaient échoués… Elle s’y trouvait à nouveau. Ses vêtements, déchirés de toute part, ne l’aidaient pas à la couvrir face à la pluie tropicale qui fondait sur elle comme un torrent. La mer soulevait des vagues immenses, l’obligeant à aller s’abriter dans la jungle sombre et sauvage, où très vite Monaco se vit entourée d’horribles bêtes telle que des araignées venimeuses, des oiseaux au regard rouge perçants et des félins qui la visualisait comme leur prochain festin. Apeurée, elle courut jusqu’au premier arbre à sa portée et se mit à grimper jusqu’à la dernière branche, là où, elle l’espérait, ses assaillants ne l’atteindrait pas. Elle se mit ensuite à hurler à l’aide à plein poumon, en priant pour que son grand frère ou un de ses amis l’entende et la sauve. Mais la vérité la frappa de pleins fouets… Elle était seule et à la merci de la faune de cette île. Et alors que les larmes de désespoirs lui montaient aux yeux, elle senti la branche sur laquelle elle s’était réfugier se briser sous son poids pourtant léger, comme si la gravité avait décidé de sceller sa triste destiné et de l’envoyer droit dans les crocs des fauves.

Elle se réveilla en sursaut, la dernière image défilant dans la tête étant elle-même en train de tomber droit dans la bouche de l’un d’eux. Il fallut un instant pour la monégasque pour reprendre une respiration plus calme et pour prendre conscience que tout ceci n’était qu’un affreux cauchemar. Elle soupira et frotta son visage avec ses deux mains. C’est à ce moment-là qu’elle se rendit compte que ses joues étaient mouillées. Elle comprit qu’elle avait réellement pleuré dans son sommeil. Quelle preuve de faiblesse…

Monaco tâta sa table de chevet dans le noir et mis la main sur ses lunettes, qu’elle déposa sur son nez. Puis, elle s’empara de son portable pour vérifier l’heure. Il était près de minuit, elle avait donc encore beaucoup d’heures de sommeils devant elle. Mais pour d’obscures raisons, la jeune fille n’était plus fatiguée. Comme si sa tête refusait de la replonger dans un cauchemar monstrueux. Ses mains moites tremblaient autour du portable. Elle comprit qu’elle ne pourrait de toute façon pas se rendormir dans cet état. Il fallait qu’elle aille prendre l’air, même si à cette heure, elle se devait d’être dans son lit.

Comme elle n’était vêtue que d’une chemise de nuit à manche courte, elle se leva doucement et se mit à fouiller sans faire trop de bruit dans son armoire, afin d’y trouver son gilet blanc. Quand ce fut fait, elle sorti de sa chambre et prenant soin de refermer délicatement la porte derrière elle, puis elle se mit à marcher dans les couloirs à petit pas, aussi silencieuse qu’un chat dans la nuit. Elle ne savait pas trop où elle allait. Elle se disait juste que son instinct la mènerait dans un lieu où elle pourrait se détendre et oublié ce cauchemar et cette île de malheur. Elle continua de marcher pendant près de deux minutes, jusqu’à atteindre les escaliers. Pendant un instant, elle songea à aller se promener dans le parc de l’établissement. Une longue marche tranquille sous le ciel étoilé, rien de mieux que pour calmer son esprit.

Mais soudain, elle crut entendre quelque chose venant du toit. Pendant une fraction de seconde, elle s’immobilisa, en alerte. Puis, la curiosité se mit à la piquer. Peut-être y avait-il un autre élève debout à cette heure-ci, et qui se cachait tout en haut ? Et comme si ses jambes s’étaient mises d’accord avec elle, elle commença à monter les marches. Bientôt, elle bifurqua en direction d’un petit couloir qui était pourtant interdit aux élèves – mais nulle doute que nombre d’entre eux avaient déjà enfreint cette règle. Le bruit s’intensifia lorsqu’elle approcha du petit escalier au bout de ce couloir, et elle sut tout de suite qu’il s’agissait en réalité d’une voix masculine. En montant quelque marche, elle commença à reconnaître à qui elle appartenait : Wales. Mais les paroles qu’elle distingua se mirent à l’intriguer…

« ... Pour l'amour de Pimprenelle, arrête de dire des trucs dégeus sur elle. Je m'en fiche, de la couleur de ses sous-vêtements. Tu es vraiment ignoble. »

Y avait-il une autre personne avec lui ? Et qui était Pimprenelle ? Cette fille dont il semblait parler avec l’autre personne ? Elle se mit à freiner dans son élan, consciente que finalement, ce n’était peut-être pas une bonne idée de le rejoindre. Mais… Wales était son ami, même s’il lui arrivait d’avoir des comportements immatures. Et même si cette histoire de sous-vêtements était très franchement inappropriée, le gallois semblait en être plus dégouté qu’autre chose… Aller, elle va quand même le rejoindre. Un peu de compagnie rassurante pourrait l’aider à oublier sa nuit agitée. La porte menant au toit était grande ouverte. Sans savoir si elle avait été forcée ou non, la monégasque s’introduisit sur le toit. La première chose qu’elle vit, ce fut la silhouette du britannique dans le noir.

« Wales ? Qu’est-ce que tu fais ici ? A qui parles-tu ? »

Et ce ne fut qu’après avoir posé cette dernière question que Monaco remarqua une chose, malgré l’obscurité. Il n’y avait qu’une silhouette devant elle, celle de son « beau-frère ». Ou était son interlocuteur ?
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MessageSujet: Re: How to learn to your dragon to shut the hell up. [ft. Monaco]   Jeu 20 Aoû - 11:53

Il continuait de surveiller autour de lui, quand une voix s'éleva soudain dans son dos :
- Wales ? Qu’est-ce que tu fais ici ? A qui parles-tu ?
Le gallois frôla la crise cardiaque ; il sursauta, et se tourna aussitôt vers l'entrée sur le toit, d'où semblait provenir la voix...Ah, ça va, c'était Monaco !...Monaco ? MONACO ?
Comme pour confirmer ses pires craintes, son dragon écarquilla les yeux et laissa échapper un affreux bruit appréciatif ressemblant fort à un « Woah woah woah, salut toi~ »
...Bon dieu. C'était une chance que Monaco ne puisse ni voir ni entendre les créatures magiques.
Pris de panique par la réaction de Llawwy', il fit ce qu'il-y-avait de mieux à faire : il frappa la mâchoire du bougre avec ses grimoires. C'était nécessaire pour ses pauvres oreilles.
C'est alors il se souvint qu'il n'était plus seul...Et surtout qu'il devait avoir l'air d'un sacré illuminé, à frapper dans le vide avec ses livres.
Il s'empressa de répondre à Monaco en agissant de la manière la plus détendue possible :
- H-heeey, Monaco ! Quelle bonne surprise ! Hm ? Ce que je fais ici ? Je...Euh...
Il ne put empêcher d'étendre ses lèvres en un sourire satisfait en entendant les manuscrits heurter lourdement la mâchoire de la bestiole. Par contre, il était un petit peu dans la mouise...Il fallait trouver une excuse, et vite...
Il réflechit : qu'est-ce qu'une personne censée pouvait bien faire à minuit sur le toit de l'académie ?...A part Islande le nerd qui serait capable de se lever nourrir ses seuls amis les poissons à quatre heures du mat', il ne voyait pas d'autres élèves capable de faire ça...
- Je...
Ah, une idée ! Il montra à la Monégasque les deux bouquets, l'un composé de fleurs jaunes, et l'autre de cresson violacée, un grand sourire légèrement tremblant planté sur son visage :
- Je cueille des fleurs ! Le soir, c'est bien mieux, il ne fait pas chaud ! Il-y-a un petit air frais, c'est agréable !
Aha...Ahahahaha...Aaaah mon dieu. De toutes les raisons possibles et inimaginables, il avait fallu qu'il choisisse celle-ci. Passer pour le hippie de l'académie. Ou la fillette délicate, selon les esprits.
Quant à la seconde question de la jeune fille...Hm. A son grand dam, il fallut encore se la jouer idiot paré à être interné à tous moments.
- Et je...Je me parle à moi-même ! Ca m'aide à mieux réflechir !
Il força un rire nerveux, mais perdit bien vite de sa superbe un sentant un truc dégouliner sur ses chaussures...De la...De la...
- De la bave ?!....
Un grognement s'échappa en même temps de sa gorge que de celle du dragon. Cependant, l'un était de pur lassitude, et l'autre de...Contentement...
Il fusilla le lézard libidineux du regard, et grommela à son intention des mots gallois peu recommandables, auquel la créature ne répondit pas, trop obnubilée par la fille « muy muy caliente »...et puis sérieusement, c'était quoi ce tic de parler en Espagnol dès qu'il était tout émoustillé ? Comment un dragon pourrait avoir l'idée d'apprendre l'espagnol ?
...Il avait vraiment besoin de lui trouver une dragonne à celui-là...Quoique, Llwch Llawwynyawc se contenterait de n'importe quoi, tant que c'était consentant. Et encore.
Essuyant le dessus de sa chaussure en réprimant une grimace de dégoût, il essaya de changer de sujet :
- Mais...Et toi, au fait, qu'est-ce qui t'amènes ici aussi tard ?
Maintenant qu'il y réfléchissait bien, cette question n'était pas uniquement posée dans l'espoir de dévier la conversation sur autre chose...Elle avait un problème ?
...Et non, Llawwy', ce n'était pas le destin. Tu n'es pas son Roméo, et elle n'est pas ta Juliette. Bon sang.
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MessageSujet: Re: How to learn to your dragon to shut the hell up. [ft. Monaco]   Ven 21 Aoû - 14:57

A peine avait-elle posé la question que le gallois se mit à réagir bizarrement.

D’abord, il frappa le vide avec un de ses gros bouquins qu’il avait sans doute apporté avec lui. Pendant une fraction de seconde, Monaco afficha un air surpris, avant de se dire qu’il devait sans doute avoir éloigné un moustique quelconque. Puis, il répondit à sa première question, comme quoi il… cueillait des fleurs. Sur le toit. Cette fois, la jeune fille plissa les yeux, peu convaincue par sa réponse.

« Hum. Des fleurs ? Sur le toit ? » demanda-t-elle avec suspicion.

Et enfin, il trouva la pire excuse qu’il soit pour sa deuxième question : il parlait à lui-même. Même si le gallois pouvait parfois avoir d’étranges réactions, Monaco savait qu’il n’était pas assez fou pour se faire la conversation à lui-même. Elle le fixa avec une suspicion redoublée.

« Dire que tu étais en train de parler avec quelqu’un au téléphone aurait été une bien meilleure excuse », lui dit-elle tout en analysant les alentours. « Mais s’il y a réellement quelqu’un avec toi, alors il a trouvé une très bonne cachette. »

Après tout, l’élève inconnu aurait très bien pu la prendre pour un surveillant faisant des rondes pour vérifier que chaque recoins, même ceux supposés être interdits, étaient vides et que tout le monde dormait tranquillement dans son lit. Trop occupée à ensuite lever les yeux vers le ciel noir parsemé d’étoiles scintillantes, elle ne fit pas attention à Wales qui, à ce moment-là, essuyait sa chaussures comme si quelque chose de répugnant était tombé dessus. Enfin, il posa lui-même une question :

« Mais...Et toi, au fait, qu'est-ce qui t'amènes ici aussi tard ? »

Ah… Évidemment, que Monaco sorte de son dortoir à une heure pareille, c’était quelque chose d’inimaginable. Forcément, il devait y avoir un quelconque problème là-dessous. En ramenant doucement son regard vers son « beau-frère », elle soupira.

« Je n’ai pas un sommeil tranquille, ce soir… » fut tout ce qu’elle dit avant de devenir étrangement silencieuse.

Pourquoi parler de ce cauchemar, après tout ? Wales avait-il besoin de se remémorer leur périple sur cette île, où tout le monde devait survivre comme il le pouvait ? Où beaucoup ont été séparées de leurs amis, leurs familles et leurs moitiés, en se demandant qui aurait pu survivre au naufrage ou non ? A présent, ils étaient tous de retour à l’académie, loin de ce lieu hostile, alors pourquoi s’en souvenir ?
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MessageSujet: Re: How to learn to your dragon to shut the hell up. [ft. Monaco]   Mar 25 Aoû - 9:50

…..Pourquoi il n'avait pas dit qu'il était au téléphone. C'était simple, pourtant, le coup du téléphone...
Hrm. Il avait paniqué, d'accord ? En tout cas, la prochaine fois, il y pensera !
Bon, un point positif : elle ne voyait pas le dragon. D'un côté, il le savait déjà, mais c'était tout de même rassurant de constater qu'elle ne pouvait trouver la créature rouge vif qui la reluquait sans remords...Berk.
Et en parlant de choses dégoûtantes, la bave ne semblait pas prête de s'en aller...Il se demanda si Monaco verrait tout de même la substance peu ragoutante étalée sur la chaussure marron de l'uniforme, malgré le fait qu'elle ne pouvait en distinguer le propriétaire...Hum, on verra bien.
Il leva son regard vers elle lorsqu'il entendit sa réponse :
« Je n’ai pas un sommeil tranquille, ce soir… »
Puis elle se perdit dans le silence...Pas le sommeil tranquille ?
Ce ne fut que maintenant qu'il remarqua que la Monégasque était vêtue de sa chemise de nuit, même si elle portait par-dessus un gilet, sans aucun doute pour se prévenir du froid nocturne qui sévissait parfois même en été...Enfin, lui, ça ne le dérangeait pas plus que ça. Un peu de fraîcheur ne lui ferait jamais de mal. Et si il pourrait y avoir un peu de pluie, ce serait bien aussi, ça lui rappellerait chez lui...Même si il ne détestait pas le soleil non plus.

Il se concentra à nouveau sur ce que lui avait dit la jeune femme. Elle n'avait donc pas bien dormi...Et ce mutisme dans lequel elle s'était tout de suite plongée...Il ne s'appelle pas Sherlock, mais ce ne fut pas bien compliqué de deviner ce qu'elle impliquait réellement derrière cette phrase. Elle faisait des cauchemars ?
Et pendant que Lawwy', qui décidément n'y comprenait rien et le montrait bien en demandant au gallois si elle était venue ici parce qu'elle avait une envie pressante- s'octroyant au passage une superbe absence de réponse de la part de Cymru -, Wales s'approcha doucement de Monaco, ses sourcils froncés dans un geste d'inquiétude.

- Tu peux me dire ce qui s'est réellement passé, tu sais...Même si je sais que tu ne mens pas.Simplement...Tu peux me dire en détails ce qui s'est passé, tu sais.

Avait-elle des crises d'angoisse, comme Suède ? Il espérait que ce n'était pas si grave. Cependant, il se devait tout de même de la rassurer, si elle avait bien eu un cauchemar. Monaco était une bonne amie, et sa « belle-sœur» de surcroît.
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MessageSujet: Re: How to learn to your dragon to shut the hell up. [ft. Monaco]   Mer 26 Aoû - 12:09

Perdue dans ses pensées sombres, Monaco ne remarqua pas tout de suite, qu’après un instant de silence, le gallois s’était approché d’elle. Quand elle releva les yeux vers lui, elle put distinguer son expression concernée. Voilà qu’elle se mettait à inquiéter les autres, maintenant…

« Tu peux me dire ce qui s'est réellement passé, tu sais...Même si je sais que tu ne mens pas. Simplement...Tu peux me dire en détails ce qui s'est passé, tu sais. »

Elle poussa un léger soupir, pas d’ennuis, mais d’anxiété. Bien sûr que non, elle ne mentait pas. C’était d’ailleurs une des choses qu’elle était incapable de faire. Mais raconter ses angoisses lui procurait un sentiment de faiblesse, sentiment qu’elle tassait au fond d’elle depuis bien des années à présent. Elle avait affronté la maladie, avait survécu sur une île déserte, était à deux doigts de faire un coma éthylique, et pourtant elle avait affronté tous ces problèmes avec un vrai cœur de fer. Alors pourquoi ce soir, elle sentait ce bouclier autour d’elle s’effondrer ? Pourquoi maintenant ?

Sentant tout à coup ses jambes fléchir sous elle, la jeune fille se recula vers la porte et s’assit doucement dans l’encadrement toujours ouvert, ses genoux contre elle, entourés de ses petits bras. Elle ferma les yeux un instant et respira doucement pour retrouver son calme et faire disparaître toute trace d’anxiété. Wales n’avait certainement pas besoin de s’inquiéter davantage en entendant de la détresse dans sa voix. Quand elle senti qu’elle reprenait graduellement le contrôle de ses émotions, elle parla.

« J’ai fait un cauchemar… à propos de l’île sur laquelle nous nous sommes échoués. Je ne sais pas pourquoi cette mésaventure doit venir me hanter ce soir, alors que nous sommes hors de danger désormais… »

Malgré elle, elle déglutit. On disait que parler de quelque chose qui nous dérangeait à une personne de confiance suffisait pour enlever un lourds poids dans le cœur. Or, Monaco avait l’impression que c’était l’inverse qui arrivait : la charge qui s’accumulait commençait à devenir de plus en plus insupportable. Elle garda pourtant un visage neutre. Seuls de légers tremblements auraient pu la trahir, encore fallait-il que Wales les remarque.
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MessageSujet: Re: How to learn to your dragon to shut the hell up. [ft. Monaco]   Jeu 27 Aoû - 15:34

Les gestes de la jeune fille blonde donnèrent une réponse à Wales avant même qu'elle ne se mit à parler.

Il fronça toujours plus les sourcils, tant et si bien qu'ils faisaient presque une ligne jointe sur son front...Heureusement qu'ils n'étaient pas aussi épais que ceux de son petit frère, même si il n'étaient pas vraiment trop fin non plus. Enfin, il s'estimait tout de même heureux.

Monaco semblait vraiment en piteux état...Il remarqua bien son état de faiblesse, et ne put retenir une légère peur de s'insinuer malicieusement en lui quand il la vit s'asseoir. Non non, elle n'allait vraiment pas bien. Pas bien du tout. Il lança un regard au dragon à ses côtés, qui n'en avait décidément plus grand chose à faire.

Ah, d'accord, lui en fait il prenait que les avantages, le reste, les sentiments, les angoisses, tout ça, poubelle. Sérieusement, il fallait le caser, là. Il partait en vrille, le gros saurien. Il grogna dans la direction de Lawwy', et fit un geste discret vers Monaco. Il ne comprenait donc pas que ça n'allait pas ? Un amour fou, tu parles...Ce vieux reptile putride ne pensait qu'aux parties funs des relations, en fait. Crac crac boum boum et je puis je te laisse.

…Quand donc avait-il fait une erreur dans son éducation ? Il l'avait trop gâté ?...
Il n'aurait jamais du lui chasser ses propres proies quand il était gosse, pour commencer. Et ne pas céder chaque fois qu'il voulait draguer une fille. Là, pour le coup, il s'était montré sacrément idiot.

Comme pour donner un avertissement au dragon, il le fusilla une dernière fois du regard, avant d'être tiré de ses pensées par la réponse de Monaco :

- J’ai fait un cauchemar… à propos de l’île sur laquelle nous nous sommes échoués. Je ne sais pas pourquoi cette mésaventure doit venir me hanter ce soir, alors que nous sommes hors de danger désormais…

Il s'agissait donc bien de ça...Et de l'île, en plus. Il écouta la pauvre Monégasque expliquer son désappointement en hochant patiemment la tête. Certes, ce cauchemar pouvait paraître pour le moins étrange et plutôt inattendu, mais si l'on creusait un peu, c'était pourtant compréhensible. La crainte qu'un tel événement se produise à nouveau était justifiée, que les élèves fûrent mis en sécurité ou non.

Il se rendit compte qu'elle avait terminé sa réflexion, la gorge nouée. Le gallois fit un sourire mi-figue mi-raisin à Monaco, et s'assit à côté d'elle; il déposa ensuite au sol le grimoire qu'il tenait d'une main, qui fut vite rejoint par les deux bouquets de fleur.

Cymru prit son temps avant de se mettre à parler. Il posa ses coudes sur ses genoux relevés, puis leva la tête vers le ciel étoilé. Au bout d'un moment, il finit enfin par lui dire :

- ...Je comprends parfaitement. Même si ça fait longtemps qu'on est revenu ici, la peur que l'on a tous sentis ressort parfois...

Il laissa finalement tomber le spectacle des étoiles et de la lune pour la regarder à elle...Et écarquilla légèrement les yeux. Elle...Elle...Elle ne tremblait pas, si ?
...Oh que oui, elle tremblait. De légers tressaillements à peine visibles, mais...Des tremblements quand même.
Il soupira intérieurement, assez contrarié par une telle peur de la part de Monaco. Il ne lui en voulait pas et n'était pas consterné, loin de là. Il s'inquiétait pour elle, tout simplement.
Il tendit le bras, et tapota doucement l'épaule de Monaco dans un geste se voulant rassurant, avant de reprendre :

- Sache en tout cas que tu n'es pas la seule. Je connais d'autres élèves qui ont eu ce même problème...Il m'arrive aussi d'avoir des « terreurs nocturnes ». Dans ces cas cas-là, j'essaie de me changer les idées. Je lis, me balade dans les couloirs, dans le parc si l'on n'est pas au beau milieu de la nuit...Bref, j'essaie de me concentrer sur des choses qui me plaisent. Tu dois avoir des loisirs, je suppose ? Des activités qui te détendent ? 

Il regarda ensuite les fleurs du coin de l'oeil, une idée traçant doucement son petit chemin dans son esprit...
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MessageSujet: Re: How to learn to your dragon to shut the hell up. [ft. Monaco]   Ven 28 Aoû - 11:06

Wales ne l’avait pas interrompu une seule seconde, et l’avait écouté avec un silence qu’elle apprécia. Pourtant, cela ne suffisait pas à calmer l’orage en elle qu’elle seule pouvait ressentir. Le gallois s’assit près d’elle, et la jeune fille ne dit rien. Elle le regarde juste poser le gros ouvrage et les bouquets à côté de lui. D’ailleurs, qu’est-ce que c’était que tout cela ? Et pour qu’elle raison les avait-il amené sur le toit ?

« ...Je comprends parfaitement », finit-il par dire après quelques secondes, le regard levé vers le ciel étoilé. « Même si ça fait longtemps qu'on est revenu ici, la peur que l'on a tous sentis ressort parfois... »

Elle hocha doucement la tête, à peine soulagée. Alors elle n’était pas la seule à avoir des angoisses, même après tout ce temps. C’était une bonne chose à savoir, pourtant cela ne la calma pas. Elle continuait de trembler, le visage toujours fixé sur une expression neutre comme une statue de pierre. Et peut-être que Wales l’avait finalement remarqué, que son corps trahissait ses vraies pensées, puisqu’il tapota doucement son épaule, comme un adulte voulant rassurer un enfant.

« Sache en tout cas que tu n'es pas la seule. Je connais d'autres élèves qui ont eu ce même problème...Il m'arrive aussi d'avoir des « terreurs nocturnes ». Dans ces cas cas-là, j'essaie de me changer les idées. Je lis, me balade dans les couloirs, dans le parc si l'on n'est pas au beau milieu de la nuit...Bref, j'essaie de me concentrer sur des choses qui me plaisent. Tu dois avoir des loisirs, je suppose ? Des activités qui te détendent ? »

Une activité qui puisse la détendre… ? Il y avait bien quelque chose…

« La danse », répondit-elle sans hésitation. « Pour me calmer, je danse le ballet… »

Il y avait pleins d’autres choses qui lui permettaient de se calmer l’esprit : se promener, décorer, faire des exercices de respiration, trier ses innombrables jeux de cartes… mais de toutes ces activité, le ballet était bien celle qui la calmait le plus efficacement possible. Des pas de danse, au gré d’une musique classique qui vous emporte dans une valse à la fois tendre et déchaînée, et qui vous obligent à vous concentrer pour qu’au final, vous ne pensiez a plus rien. Juste à ce que vous faite. Et alors, il ne reste plus que vous, vos pas et la musique…

Monaco jeta un rapide coup d’œil vers Wales. Il lui disait que d’autres élèves vivaient eux aussi des nuits difficiles, malgré le temps écoulés entre cette nuit et le jour où ils avaient fait naufrage. En faisait-il parti ? Ses yeux bleus scrutèrent son visage dans la pénombre, un instant, pour essayer de déceler le moindre signe de faiblesse. Et finalement, elle abandonna et fixa son étrange matériel, à côté de lui. Un énorme livre et des bouquets de fleurs… Elle les indiqua d’un simple mouvement de tête.

« Qu’est-ce tout ceci ? »

Peut-être que de parler d’un autre sujet que ses angoisses nocturnes lui permettrait de se détendre. Et puis, c’était bien étrange, tout cela…
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MessageSujet: Re: How to learn to your dragon to shut the hell up. [ft. Monaco]   Dim 6 Sep - 19:03

La réponse de Monaco surprit Wales : oh, elle aimait donc la danse ? Et le ballet en particulier...D'un côté, maintenant qu'elle le lui avait dit, c'est vrai qu'elle possédait des prédilections pour ce domaine : sa stature était mince, et plutôt fluette ; elle devait très bien s'en sortir. Un petit sourire lui vint aux lèvres, tandis qu'il se disait qu'elle avait effectivement là un bon moyen pour calmer ses esprits.

Et puis, dans un sens, cela témoignait aussi de la rigueur dont faisait parfois preuve sa camarade ; car il se doutait bien que le ballet était tout sauf à prendre à la légère. Enfin, il n'était pas non plus un spécialiste...
Sans sentir le regard d'azur de Monaco se promener sur son visage, il laissa sa petite idée prendre de plus en plus de place dans son esprit... Oui, ça pouvait bien marcher...Maintenant, il ne restait plus qu'à...
- Qu’est-ce tout ceci ?
Il sursauta, avant de se tourner à nouveau vers sa « belle-soeur ». De quoi parlait-elle ? Elle demandait des questions plus précises sur la nature de telles cauchemars ? Il haussa les sourcils en la regardant, s'apprêtant à lui demander des renseignements sur le sujet sur lequel elle parlait...Ah. Vu les yeux rivés sur le matériel qu'il avait apporté, ce n'était plus sur ses mauvais rêves, qu'elle était portée...
Il déglutit malgré lui, tout en cherchant une excuse...Euh...Des fleurs, et un livre...Il se prépare pour des études d'herboriste ?...Non... Il est allé lire dans le parc, et a vu ces jolies fleurs, qui l'ont tellement fait penser à Kiku qu'il est allé les lui cueillir... ? Oui, ça c'était bien !...Non.

….Crotte. Il poussa un petit soupire, et finit par abandonner. De toute façon, à quoi bon lui mentir ? Il avait déjà essayé une fois, et elle avait tout de suite compris qu'il racontait des salades, alors bon...
De plus, on pouvait dire que là, ça allait. Les objets qu'il avait avec lui ne portait pas vraiment à préjudice. Ils étaient assez intrigants, certes, mais pas trop bizarre non plus, nulle trace de sang ou d'odeur putride- eNFIN DE TOUTE FACON CE GENRE DE CHOSES N'ETAIT PAS SON TRUC.
Bref, il pouvait s'en sortir !
Il prit un air plus détendu, et feignit la surprise :

- Oh, ça ?

Il se pencha un instant sur le côté pour prendre le livre, sur lequel reposaient les bouquets. Posant le grimoire sur ses genoux, il se saisit d'une main du premier amas de petites fleurs aux teintes d'un jaune presque électrique, et les mit sous le nez de sa voisine avec un petit sourire :
- Ce sont des boutons d'or. Et les autres, des véroniques des ruisseaux. Ces plantes sont connues chez moi pour posséder des vertus apaisantes...
Il déposa délicatement les deux bouquets entre eux, puis tapota la couverture de cuir brun de l'énorme livre, gardant toujours le sourire, avant de continuer :
- Quant à ce bouquin, c'est un manuel indiquant comment correctement exploiter ces fleurs...
Mieux valait taire le fait qu'il pouvait aussi apprendre à trancher des têtes tout en faisant en sorte que la victime reste vivante... Un ouvrage très complet.
Il se reprit, et ouvra le livre à la page traitant uniquement des propriétés magiques de certaines plantes du Pays-de-Galles, et des Iles Britanniques en général, et lui montra les deux pages parcheminées que le temps avait rendu jaunâtres. Cymru pointa du doigt le tableau ornant ces deux pages, où l'on pouvait distinguer un tableau dans lequel étaient soigneusement dessinés chaque végétal pouvant aider à influencer sur l'esprit....A condition de savoir s'en servir. Il laissa sa main parcourir le contenu dudit tableau pendant quelques instants, et arrêta de nouveau son index sur le croquis d'un bouton d'or, surmonté d'inscriptions écrites en Britonniques, langue ancestrale, plus encore que le Gaélique.
- Ici, on précise les lieux où l'on peut trouver des boutons d'or, les vertus qu'il possède, et la façon dont on les utilise... Ils précisent qu'il faut les laisser brûler à un feu... Spécial, et en inhaler la fumée. Même chose pour les véroniques des ruisseaux. 

Le rouquin prit un air penaud. Il.... Il n'allait quand même pas lui dire la raison d'une telle quête de ces êtres végétaux en particulier... Non, il le fallait. Sinon, Monaco le prendrait certainement pour un fou, si ce n'était pas déjà fait.
Il leva vers elle un regard plus sombre, empreint de tristesse et de gêne. Il était encore temps de reculer, de ne rien avouer... Il fronça les sourcils à sa propre pensée, et la jeta hors de son esprit à coup de pieds. Monaco s'était confiée à elle, il se devait de faire de même ! C'était tout de même un bonne amie, pas la voisine d'en face, non plus !

Il cligna des yeux, et détourna le regard, rougissant légèrement, embarrassé.
- Si je fais ça, c'est à cause des cours...Enfin, de mon anxiété à propos de ça, plutôt. J'ai... J'ai peur de l'échec. Savoir qu'il-y-a peut-être des examens auxquels je risque d'être recalé m'angoisse beaucoup... Du coup, je fais de mon mieux pour essayer de me détendre.

Il fit un sourire en coin :

- Mais j'imagine que toi, tu n'as pas ce genre de problèmes... Tu es plutôt studieuse, non ? 

Du moins, il s'en doutait. Pas seulement parce qu'elle avait des lunettes hein. Ca se sentait, à sa façon de parler... Mais il n'était pas jaloux de ça, loin de là.
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MessageSujet: Re: How to learn to your dragon to shut the hell up. [ft. Monaco]   Jeu 10 Sep - 17:22

Wales parut hésiter, avant de finalement lui répondre. Il lui donna le nom des fleurs et lui montra tout un tas d’informations à leur propos dans son énorme ouvrage. Elle analysa les pages jaunies du regard, hochant la tête pour lui indiquer qu’elle comprenait ce qu’il lui disait. Alors que ses yeux continuaient d’étudier les vieilles écritures sur le papier, son ami lui révéla soudainement que c’était pour l’aider à mieux se détendre, parce que la reprise des cours lui faisait peur.

Monaco était loin de s’être doutée d’une telle réponse de la part du gallois. Alors comme ça, il avait des problèmes d’anxiétés aussi ? Et cela touchait les études ? Étonnée par une telle réponse, elle en oublia immédiatement ses propres soucis et se concentra sur ceux de Wales. Il avait donc peur de ne pas réussir ce qu’il entreprenait…

« Mais j'imagine que toi, tu n'as pas ce genre de problèmes... Tu es plutôt studieuse, non ? »

Oui, c’était une chose dont Monaco pouvait s’estimer fière. Il était rare qu’elle ait en-dessous de quinze lors d’un contrôle tellement elle étudiait pour rester sur la liste des meilleurs élèves de l’académie, et elle n’était pas contre qu’on lui rappelle cette qualité. Mais en voyant l’air embarrassé de Wales, ce soir, et en l’entendant se comparer en elle, elle fut plus énervée qu’autre chose. Elle leva la main devant lui pour lui imposer le silence.

« Je t’arrête ici, Wales. Certes, j’étudie toujours pour rester à la hauteur, et le hasard a décidé que je serais doté d’un cerveau capable d’accumuler nombres d’informations sans surchauffer, mais ça ne veut pas dire que je suis une pro en tout. »

Elle lui indiqua le gros volume posé entre leurs jambes et continua.

« Tu sais lire cette écriture alors que moi, je ne peux pas. Tu connais beaucoup de choses sur les plantes, alors que moi non. Et surtout, surtout, tu n’es certainement pas celui qui va se faire recaler en sport cette année, crois-moi. »

Quand elle se rendit compte qu’elle venait d’ajouter cette troisième et dernière phrase, ses joues prirent une teinte rouge d’embarras. Elle venait de révéler implicitement au gallois qu’elle était nulle en sport, à cause de sa petite taille, de ses muscles inexistants et de son endurance pourrie. Eh oui, Monaco était peut-être douée pour bien des matières, mais le sport restait une calamité à ses yeux. Sauf quand il s’agissait de ballet. Malheureusement, ce n’était pas au programme de cette année. Elle toussota pour reprendre contenance.

« De toute façon, ce n’est pas comme si un dragon t’attendait aux examens de fin d’année, prêt à te dévorer si jamais tu ratais. S’il le faut, je pourrais essayer de t’aider un peu. »

Elle avait bien dit essayer, puisque le jeune homme n’était pas de la même classe qu’elle et qu’elle n’aurait donc pas exactement les mêmes leçons que lui.
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MessageSujet: Re: How to learn to your dragon to shut the hell up. [ft. Monaco]   Mer 23 Sep - 16:09

Il s'immobilisa aussitôt au geste de Monaco, surpris par un tel acte, et surtout par la façon dont la jeune femme s'était ressaisie. Clignant des yeux à plusieurs reprises d'un air intrigué, il écouta donc ses paroles, à la fois assurées et catégoriques.

- Je t’arrête ici, Wales. Certes, j’étudie toujours pour rester à la hauteur, et le hasard a décidé que je serais doté d’un cerveau capable d’accumuler nombres d’informations sans surchauffer, mais ça ne veut pas dire que je suis une pro en tout.

Il n'avait donc pas eu tort, la petite blonde était bien douée dans ce genre de choses...Elle en avait, de la chance...
Il suivit son mouvement de la main en direction de ses livres, tandis qu'elle continua :

- Tu sais lire cette écriture alors que moi, je ne peux pas. Tu connais beaucoup de choses sur les plantes, alors que moi non. Et surtout, surtout, tu n’es certainement pas celui qui va se faire recaler en sport cette année, crois-moi. 

Le rouquin s'apprêtait à lui dire que ce qu'elle disait était bien gentil, et le rassurait quelque peu, ce qui était vrai... Oui bon d'accord, il était très sensible aux flatteries, même si il ne le montrait jamais, sa partie modeste l'empêchant d'exprimer ouvertement sa gratitude pour de telles paroles.  
… Mais l'ennui, c'est qu'il n'existait ni Britonnique, ni Botanique, comme matière aux examens. Et puis, il considérait ça comme un savoir rudimentaire. L'herbologie était après tout une chose très importante, surtout pour lui, qui possédait des connaissances en magie. Cependant, ça n'allait pas l'aider à réussir son année, ça...

…Hm ?... Il avait bien entendu la fin de la phrase ? Pourquoi parler de se faire recaler en sport... Certes, il savait se débrouiller au rugby, et au tir à l'arc si il le fallait, mais enfin... Oh. C'était un petit aveu, ça... ?
Il retint un petit sourire en la voyant aussi gênée d'avoir sous-entendu, bien malgré elle, le fait qu'elle n'était pas extrêmement douée dans les matières sportives.
Toutefois, par respect pour la Monégasque envers laquelle il éprouvait tout de même une grande sympathie, il se garda de faire le moindre commentaire, tandis que sa camarade tenta de se ressaisir en toussotant, avant de reprendre :

- De toute façon, ce n’est pas comme si un dragon t’attendait aux examens de fin d’année, prêt à te dévorer si jamais tu ratais. S’il le faut, je pourrais essayer de t’aider un peu.

Alors là, il ne put empêcher les commissures de ses lèvres de se relever un peu à la mention du dragon. Comment dire que... En fait, le dragon n'avait pas besoin de patienter jusqu'aux examens et à un éventuel plantage, pour le dévorer... Et ça valait aussi pour elle, mais dans un tout autre sens, en fait, arfarfarf-Arrête, Aberthol. Là, tu ris bien, mais quand tu te retrouveras au tribunal pour harcèlement sexuel, parce que ton dragon se sera arrangé pour faire en sorte que c'était toi, ce sera moins drôle.
… Cette pensée le rembrunit un instant. Fort heureusement, les dernières paroles de Monaco réussirent à le distraire.

Il haussa les sourcils. L'aider, vraiment ? Son expression se radoucit. Elle ferait ça pour lui ? Après tout, ils n'étaient pas dans la même classe ; les leçons seraient forcément différentes, impliquant peut-être d'autre méthodes de travail... Enfin, il n'était pas un pro des études non plus. Et, franchement, ne cracherait pas sur de l'aide. Après, le soucis, c'est que... Faisait-elle vraiment ça par gentillesse ?... Ou parce qu'il lui faisait pitié ? Dans les deux cas, c'était une bonne action de sa part, mais tout de même... Il ne souhaitait pas l'obliger à faire quelque chose dont elle n'en avait pas envie.

Le gallois la sonda un instant de ses pupilles vertes si propres à sa famille, tentant de déceler sur le visage de Monaco le moindre signe qui prouverait qu'elle se forçait à dire ces paroles... Ce qui était un peu idiot. Monaco était une spécialiste des jeux de hasard. Elle devait être maître de ses expressions, bien évidemment.
Il finit donc par laisser tomber cette "analyse", et décida de se fier aux mots de la petite-sœur de France. Il brisa le silence en prenant la parole, son sérieux retrouvé malgré la présence d'un sourire :

- … Tu serais prête à m'aider ? Pour de bon ? Je veux dire, nous ne sommes pas dans la même classe, toi et moi... Ca risquerait d'être difficile pour toi...

Wales se tut un instant, le temps de bien mâcher ses mots, avant de s'excuser :

- Enfin, je veux dire...Désolé, ce n'est pas que j'estime que tu ne seras pas à la hauteur... Mais tu es bien sûre que ça ne t'embêtera pas ? Tu ne t'y obliges pas, n'est-ce pas ? 

Néanmoins, son sourire s'agrandit, et il lui tapota de nouveau l'épaule d'une main :

- En tout cas, je te remercie. Et si ce que tu as dit est vrai, et que tu ne te forces en rien, eh bien... Je te rendrais la pareille avec des cours de sport ! 

Il acheva cette phrase avec un sourire en coin. Il était bien prêt à aider Monaco dans cette matière qui semblait être sa bête noire. Maintenant, restait à voir si elle, de son côté, était d'accord...
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MessageSujet: Re: How to learn to your dragon to shut the hell up. [ft. Monaco]   Mer 30 Sep - 15:08

Les deux nations restèrent un instant à se regarder droit dans les yeux. Monaco attendait une réponse de la part du gallois. Un « oui », s’il acceptait son aide, un « non » s’il jugeait qu’il devait se débrouiller tout seul. Ce fut cependant un peu plus long…

« … Tu serais prête à m'aider ? Pour de bon ? Je veux dire, nous ne sommes pas dans la même classe, toi et moi... Ça risquerait d'être difficile pour toi... »

La monégasque arqua un sourcil et le regarda, d’une façon de dire « Pour qui me prends-tu ? ». Rien n’était difficile – sauf le sport.

« Enfin, je veux dire... » commença à s’excuser la gallois, comme s’il venait de se rendre compte qu’il sous-estimait les capacités de son amie. « Désolé, ce n'est pas que j'estime que tu ne seras pas à la hauteur... Mais tu es bien sûre que ça ne t'embêtera pas ? Tu ne t'y obliges pas, n'est-ce pas ? »

Monaco répondit d’abord par un soupir tout en levant les yeux en l’air, avant de les braquer à nouveau sur le britannique, l’air très sérieux.

« Si cela me dérangeait tant que ça de t’aider, je ne te l’aurais pas proposé, tu ne crois pas ? » dit-elle avec un peu d’énervement.

S’il pensait qu’elle allait lui répondre « Non, en fait je t’ai menti, c’était juste pour te donner de faux espoirs », non seulement il se trompait lourdement, mais en plus cela aurait été complètement stupide.

Elle le vit néanmoins approcher sa main et lui tapoter l’épaule gentiment. Monaco pouvait sentir tout la gratitude du gallois dans ce geste.

« En tout cas, je te remercie. Et si ce que tu as dit est vrai, et que tu ne te forces en rien, eh bien... Je te rendrais la pareille avec des cours de sport ! »

Le visage de la jeune fille pris un air mécontent à la mention du Sport. Dire que c’était la seule matière qui l’empêchait d’avoir une moyenne parfaite ! Sans ça, elle aurait été numéro un sur la liste des élèves de l’académie, aurait été récompensée d’honneurs par les professeurs et même le directeur ! Une vrai petite princesse parfaite dans cet établissement haut en couleur, l’honneur des Bonnefoy… mais elle était encore très loin du 20/20. Elle soupira.

« Si tu veux… mais enfin, j’ai bien peur que ce soit cause perdu. »

Une brise légère souffla tout à coup sur le toit de l’académie. Ne portant qu’un chemise de nuit et un gilet sur elle, Monaco fut prise d’un frisson glacé et resserra son vêtement sur elle, comme pour chercher un peu de chaleur. Mais elle se mit à la place à trembler un peu de froid. Les soirées redevenait fraiches, à mesure que l’on approchait de la rentrée…
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MessageSujet: Re: How to learn to your dragon to shut the hell up. [ft. Monaco]   Lun 5 Oct - 18:23

Un petit rire échappa à Wales :

- Cause perdue ? Pourquoi ça ? Je suis sûr que tu sauras t'en sortir ! Après tout, tu m'as bien dit que tu faisais du ballet, non ? Donc d'un côté, tu possèdes déjà du muscle, ce ne sera pas trop dur...

Il s'interrompit lorsqu'un petit courant d'air balaya le toit de l'académie. De son côté, tout ce qu'il portait, c'était l'uniforme réglementaire, qui consistait par cette saison en une simple chemise pour le haut... Rien qui ne promettait de lui tenir chaud, en somme.
Il posa son regard sur Monaco, s'apprêtant à lui demander si elle, de son côté, avait prévu quelque chose qui la réchaufferait... Ah, eh bien, la réponse s'imposa d'elle-même, quand il la vit grelotter, uniquement vêtue d'un gilet enfilé par-dessus sa chemise de nuit... Hm.

Le gallois leva ensuite ses prunelles vers la voûte étoilée au-dessus d'eux... Cela devait bien faire quelques minutes, sinon une heure, qu'ils étaient assis ici, à discuter.
 Il plissa les yeux en se tournant vers son dragon... Hein ?! Mais... Mais mais mais... Il était passé où, le Dom Juan écailleux ?!
Il se redressa brusquement, scrutant la pénombre... Qui restait vide de toute trace de Llwch Llawwynyawc. Allons bon, il se serait envolé furtivement, sans rien lui dire ?
Ce qui le surprit le plus, à vrai dire, c'était le fait que le saurien avait réussi à faire bouger sa masse imposante sans que son propriétaire lui-même ne s'en rende compte.
… Sorcellerie. Brrr.

Il examina quand même le toit un petit moment, poings sur les hanches, d'un air plus soucieux que mécontent. Il allait bien ? Pourquoi disparaître comme ça ?... Il finit par lâcher un soupir, puis revint vers Monaco en esquissant un sourire :

- Je pense qu'il est temps de rentrer à l'intérieur de l'académie. Je ne voudrais quand même pas que tu attrapes quelque chose à cause de moi, surtout juste avant la rentrée. 

Il se baissa pour prendre ses livres, et les fleurs si connues dans son pays, prêtes à le calmer pour les cours... Ah, cela lui rappela le « pacte » passé avec la jeune fille. Il reprit en tendant sa main, prêt à sceller leur discussion par ce geste symbolique :

- Tu m'aideras pour les cours, et en échange, je te rendrais la pareille avec le sport. Ca marche ?

Il poursuivit avec un sourire supérieur :

- Tu verras ; grâce à moi, tu parviendras à être la première de ta classe, et peut-être même de l'académie entière ! Résultats garantis !

Il termina sa petite publicité par son "héhéhé~" qui allait finir par devenir une véritable marque déposée... Même si en fait, son sourire se fit honnête, au bout du compte. Car Wales pouvait se montrer aussi fanfaron qu'il le souhaitait, sa nature aimable le rattrapait toujours...

Un nouvel objectif se profilait devant lui : désormais, la réussite de Monaco, sa bonne amie, étant en jeu !
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MessageSujet: Re: How to learn to your dragon to shut the hell up. [ft. Monaco]   Dim 11 Oct - 17:09

« Cause perdue ? Pourquoi ça ? Je suis sûr que tu sauras t'en sortir ! Après tout, tu m'as bien dit que tu faisais du ballet, non ? Donc d'un côté, tu possèdes déjà du muscle, ce ne sera pas trop dur... »

Elle ne put s’empêcher de soupirer. Etait-il aveugle ? Ne voyait-il pas le petite corpulence de son amie ? Ses bras sans aucuns muscles de fer ? Elle n’avait pas la carrure d’une sportive, mais plutôt d’une intellectuelle qui passait des heures enfermée dans son cocon à réviser ses leçons. Elle ne s’en plaignait pas, bien sûr, mais les faits étaient là. Impossible que Wales puisse faire d’elle une sportive.

Tout à coup, le gallois se redressa brusquement. Surprise, elle le regarda s’éloigner un instant, comme s’il cherchait quelque chose. Avait-il perdu des affaires ? Non, il regardait en direction du ciel… peut-être chassait-il un éventuel moustique…  Il finit enfin par revenir vers elle et, tout en ramassant ses affaires, lui proposa de rentrer à l’intérieur. Il avait sans doute remarqué que Monaco grelotait. En tout cas, ce n’était pas une mauvaise idée. Maintenant qu’elle se sentait soulagé de cet horrible cauchemar, la fatigue reprenait le dessus. Elle se leva. Au même moment, il tendit sa main vers elle :

« Tu m'aideras pour les cours, et en échange, je te rendrais la pareille avec le sport. Ça marche ? Tu verras ; grâce à moi, tu parviendras à être la première de ta classe, et peut-être même de l'académie entière ! Résultats garantis ! »

Il lui sourit avec sincérité. Tout ce que se dit Monaco, c’est qu’il perdrait son temps en devenant son « professeur ». Mais elle n’avait pas non plus envie de refouler cette offre. A contrecœur, elle lui prit la main.

« Ça marche. »

Elle le lâcha ensuite et s’apprêta à rentrer à l’intérieur la première, quand elle voulut tout à coup lui faire une remarque sur ce qu’elle avait entendu un peu plus tôt…

« Au fait, je t’ai entendu parler, avec ton ami « invisible », quand je suis montée sur le toit. Alors comme ça, tu fouilles dans les affaires intimes d’une certaine Pimprenelle ? »
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MessageSujet: Re: How to learn to your dragon to shut the hell up. [ft. Monaco]   Dim 18 Oct - 13:58

Leur petit marché conclu, Wales sourit de plus belle, tandis qu'il répartissait le poids des livres sur ses deux mains. Il fit mine de rentrer dans l'académie à la suite de Monaco... Et pila net aux mots de la jeune fille :

- Au fait, je t’ai entendu parler, avec ton ami « invisible », quand je suis montée sur le toit. Alors comme ça, tu fouilles dans les affaires intimes d’une certaine Pimprenelle ?

…Cachiad. Cette petite injure, que le Gallois se lança intérieurement à lui-même, traduisait parfaitement son état d'esprit. Il se trouvait, effectivement, dans la... Crotte, pour rester polie. Et y était bien enfoncé, là.
Rester calme, Aberthol, surtout rester calme... Il se devait de ne montrer aucun signe témoignant de sa nervosité, parce que non seulement, il s'agissait d'une fille, et les filles possèdent un radar pour détecter les mensonges, la preuve avec la fois où, justement, Monaco l'avait tout de suite grillé pour le coup du "je fais une petite cueillette de fleurs champêtres même si on est en été et qu'il est minuit, la la la la la, oh oui, j'aime les fleurs ! Et après, je vais aller à la chasse aux papillons ! Et prendre le thé avec mes poupées ! Tu voudrais venir, belle-soeur ? Je suis sûr que tu t'entendrais bien avec Suzie et Françoise-Antoinette ! Hihihihi ! »...
Grmbl. Alors là, non seulement elle le prenait pour un fou- si ce n'était pas déjà le cas auparavant, non parce que le coup des champignons hallucinogènes, il n'avait pas oublié, lui. La honte intersidérale. Bref.- mais en plus, un pervers...
… Néanmoins, si il lui disait la vérité sur Pimprenelle... Roh, et puis ça allait. C'était un agneau, quoi de plus normal de sa part ?

D'abord, il joua le coup de celui qui, en fait, sortait tout juste de ses pensées, et n'avait pas du tout réfléchit à la façon de formuler sa phrase pour paraître le plus normal possible. Non non, surtout pas. Voyons.

- Hm ? Oh, Pimprenelle ? 

Il lui fit un beau sourire, celui qui le faisait paraître innocent et tout gentil... Un des sourires qu'il n'arborait que quand il était enfant, en somme. Et enchaîna :

- C'est un... Eh bien....

… Aaargh. Alors là, il sentait son miroir d'assurance, qui était déjà assez fragile comme ça, se briser entièrement. Maintenant qu'il s'en rendait compte... ça craignait un peu. Il aimait bien le nom « Pimprenelle », qu'il trouvait tout de même très joli, mais avouer avoir donné un tel nom à un animal, quel qu'il soit, revenait presque à l'équivalent de, hum, comment dire.... Une castration pure et simple ? Au cas où les fleurs ne l'avaient pas assez ringardisé. On allait finir par l'appeler Princesse Aberthol, si ça continuait sur cette lignée...
Il aurait eu mieux fait d'appeler son agneau Musclor. Ou Hulk. Ou Rambo. Oh, c'était bien ça, Rambo !
Enfin... Désormais, le mal était fait. Il se racla la gorge, gêné, et reprit dans un soupir :

- C'est le nom d'un agneau du troupeau duquel je m'occupe...

Et wow, attendez un peu. Dans « fouilles dans les affaires intimes », il-y-avait bien...« fouilles dans les affaires intimes »?!
Il écarquilla les yeux en devenant cramoisie, emporté dans une tempête d'embarras, et s'exclama, incrédule, avec une grimace horrifié :

- Au fait... Tu penses que je fouille dans les affaires des filles ?!

Parce que, pour lui, une telle observation de la part de Monaco signifiait qu'il pouvait donner cette impression de "stalker/espion des vestiaires oh oui les filles hmmm huehuehue j'aime sentir leurs petites culottes" à n'importe qui...
C'était une vision terrifiante. Et dégoûtante.
... En somme, celle d'un Llwch Llawwyanawc humain.
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MessageSujet: Re: How to learn to your dragon to shut the hell up. [ft. Monaco]   Lun 26 Oct - 19:55

D’accord, Pimprenelle n’était certainement pas un nom que beaucoup de parents donneraient à leur fille. A moins de la détester dès sa naissance. Mais Monaco resta tout de même surprise lorsque, d’un air détaché – se forçait-il à l’avoir ? Elle n’en était pas sûre – Wales lui apprit que c’était le nom qu’il avait donné à l’un des agneaux nouveau-nés dont il s’occupait. Depuis quand le gallois tenait-il une bergerie ? Voilà quelque chose qui s’avérait intéressant.

« Un agneau ? Il faudrait que je voie ça. »

Non, elle n’allait pas le juger sur le nom choisi, même si il y en avait de bien meilleurs. Au lieu de se concentrer sur ça, elle leva les mains devant elle quand il s’exclama, incrédule, qu’il était outré qu’elle pense de lui qu’il fouillait dans les affaires des filles. Elle prépara vite une explication.

« Pas forcément toi, mais ton ami, en tout cas, semble être un vrai obsédé. »

Monaco leva les yeux vers le ciel, frissonna à nouveau, puis soupira.

« Tu sais quoi ? N’allons pas plus loin dans le sujet. Je suis fatiguée et je voudrais bien aller me coucher. En tout cas, dit à ton camarade que s’il décide un jour d’aller fouiller dans mes affaires, il s’en mordra les doigts. »

Sur ce, elle passa la porte menant à l’intérieur du bâtiment en première, sans se retourner pour voir si Wales la suivrait – de toute façon, elle savait qu’il rentrerait aussi. Elle descendit tout doucement et silencieusement les escaliers, jusqu’à arriver à l’étage des dortoirs. Elle ouvrit lentement la porte pour ne pas la faire grincer et se faufila dans sa chambre. Enfin, elle retira son gilet et s’introduit sous ses draps, après avoir déposé ses lunettes sur la table de chevet.

Avoir parlé avec son ami, en tout cas, l’avait aidé à se détendre. Et elle ne refit plus aucun cauchemar de toute la nuit.
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